Le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes débute aujourd’hui ses travaux concernant la relance économique du secteur forestier. Cette étude pourrait avoir des retombées importantes pour le Québec selon le député Mario Simard qui a été reconduit à la vice-présidence du comité.

 

En effet, les parlementaires ont convenu d’attribuer au moins 6 séances à l’étude du secteur forestier, ce qui indique que le sujet occupera toute la place cette session-ci. L’étude portera sur l’utilisation novatrice du bois, notamment par l’utilisation des produits biosourcés, mis en valeur grâce aux procédés de deuxième et troisième transformation.

 

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour le député de Jonquière qui souhaitait voir ce sujet mis de l’avant depuis longtemps. « En matière de ressources naturelles, l’État canadien a souvent tendance à faire les yeux doux au secteur des énergies fossiles. Pourtant, si le fédéral est sérieux lorsqu’il parle de lutte aux changements climatiques, l’industrie forestière devrait faire partie intégrante de sa stratégie », martèle Mario Simard. « À l’issue des travaux du Comité, nous allons soumettre une série de recommandations pour offrir un meilleur soutien à l’industrie forestière. C’est un travail rigoureux qui pourra inspirer le gouvernement pour son plan de relance verte », poursuit le vice-président du Comité.

 

Selon le député bloquiste, la forêt québécoise est l’un de nos meilleurs atouts pour lutter contre la crise climatique, mais pourrait aussi servir de tremplin pour notre économie. « L’industrie forestière génère 4,8 milliards $ en revenus et 60 000 emplois au Québec. C’est un secteur important de notre économie, mais qui pourrait aller encore plus loin », soutient le député de Jonquière en référence au développement des procédés de deuxième et troisième transformation.

 

L’élu souverainiste estime qu’un meilleur soutien à l’innovation pourrait servir de levier à la création d’emplois de qualité au Québec. « C’est hallucinant de voir tout ce qui se fait en matière de recherche et développement. Dans un avenir rapproché, à grande échelle, on pourrait remplacer le plastique par de la fibre de bois. Toutefois, pour y arriver, ça va prendre un meilleur soutien du gouvernement », conclut Mario Simard.

 

Le Comité permanent des ressources naturelles devrait conclure ses travaux sur la foresterie d’ici les Fêtes et remettre son rapport de recommandations durant l’hiver.

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Phillipe Maltais-Guilbault

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