Les députés bloquistes de la région réagissent fortement à la possibilité d’un retour des tarifs douaniers sur les importations d’aluminium canadien aux États-Unis. À cet effet, ils invitent la ministre Chrystia Freeland à prendre les devants pour que cette menace ne se concrétise pas.

 

Effectivement, une rumeur court voulant que l’administration Trump puisse rétablir les droits de douane de 10% sur les importations d’aluminium en provenance du Canada. Rappelons que le gouvernement américain avait justifié ces tarifs en mai 2018 pour des raisons de sécurité nationale.

 

Mario Simard, député de Jonquière et porte-parole du Bloc Québécois aux Ressources naturelles n’a pas hésité à rappeler que le gouvernement fédéral, suite aux pressions du Bloc Québécois, avait milité pour une protection de l’aluminium provenant de l’Amérique du Nord. Les Américains s’étaient même ralliés aux craintes que provoquait le dumping d’aluminium chinois au Mexique.

 

« Les raisons invoquées sont inacceptables et ne sont pas fondées, mais la menace des tarifs est bien réelle. La vice-première ministre Freeland doit immédiatement prendre en main ses responsabilités et faire les représentations qui s’imposent pour empêcher que soient imposés ces tarifs. L’aluminium québécois et canadien est le meilleur au monde et il est fait dans le respect des tous les accords commerciaux qu’on a signés avec les Américains, l’ALENA et l’ACÉUM au premier chef », a déclaré Mario Simard, en rappelant l’incohérence que pourrait avoir cette décision à l’égard du marché américain.

 

En effet, les fabricants de pièces d’automobile aux États-Unis demeurent les principaux acheteurs d’aluminium québécois et seraient directement affectés par ces tarifs.

 

« Défense nationale »

Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean et porte-parole du Bloc Québécois à la Défense nationale, a pour sa part décrié que la défense nationale soit possiblement invoquée. À ses yeux, les prétentions américaines relatives à la sécurité nationale demeurent sans fondement et la concurrence déloyale des producteurs chinois représente un risque bien plus important pour l’industrie.

 

« Si [Donald] Trump fait encore passer des tarifs sur le dos de la défense nationale, le gouvernement libéral devra avoir une discussion franche avec les États-Unis sur la signification et la portée de notre partenariat avec eux. Il est temps que les pendules soient remises à l’heure », a déclaré Alexis Brunelle-Duceppe.

 

Rappelons que le président américain ne dispose que d’un levier en matière de sécurité nationale pour imposer des tarifs douaniers et que le Canada et les États-Unis entretiennent la plus longue frontière non militarisée de la planète.

 

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Phillipe Maltais-Guilbault

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